Une boule d'or
Un manque d’affection
C’est évident
Me détruit en dedans
Et cela, depuis longtemps.
Quand je pense à toi, je vois cette fleur solaire
On l’ appelle Trolle des montagnes ou Boule d’or
En forme de globe teintée de jaune couleur or
Elle vit en altitude, une alpine solitaire.
Mais je ne cherche plus l’amour
Depuis de nombreux jours
Trop peur de souffrir à nouveau
Car trop présent sont mes maux.
De la famille des renoncules, elle se plaît
Dans les clairières, les bois frais, les prairies humides
Aucune épine, toute lisse, elle est splendide
Ses feuilles vert foncé en trois sont découpées.
La hantise de souffrir
De voir mon coeur mourir,
D’avoir encore à subir,
D’être forcer de partir.
De longues tiges dressés piquées d’ une seule boule
Apparaissent au mois de mai, pendant tout l’été
Aux climats rudes, elle s’est toujours adaptée
Elle protège ses étamines des pluies et s’enroule.
J’ai trop donnée à chaque fois
Quelque chose c’est brisé en moi
Je ne peux plus aimer
J’aurai trop peur de rechuter.
Pour ne pas être avalée à l’aveuglette
Elle élabore en secret de toxiques substances
Loin de les apeurer, d’autres fleurs autour dansent
De blanc vêtu, ceux sont les narcisses des poètes.
Tout le temps revenir au point de départ
Sombrer dans le noir
Cohabiter avec mon désespoir
Et m’arranger pour ne plus te voir.
Elle est plutôt rare, alors elle est protégée
Personne ne peut sans soucis, la cueillir
Si belle, si douce, si seule, laissons la dire
Tous ses mots à fleur de peau sans la déranger.
C’est tellement difficile
Mais c’est ça d’être trop docile
Les gens se jouent facilement de moi
Très habilement, ils m’ont à chaque fois.
Pour pénétrer sa corolle et la polliniser
Seule une petite mouche entre dans ce lieu fermé
C’est que cette fleur possède une singularité
Ses soyeux pétales citron ne s’ouvrent jamais.